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MUSÉE BRUXELLES

                  
VAYRES-MODELO AU MUSÉE DE L'AÉRONAUTIQUE À BRUXELLES

C'ÉTAIT LE 15 SEPTEMBRE 2016, PETITE VIRÉE À BRUXELLES AFIN D'Y VISITER LE MUSÉE DE L'AERONAUTIQUE. IL EST SITUÉ EN PLEIN CENTRE VILLE. PREMIÈRE IMPRESSION : LA BATISSE EST ABSOLUMENT GIGANTESQUE !! ET C'EST JUSTIFIÉ AU VU DE CE QUE L'ON VA DÉCOUVRIR À L'INTÉRIEUR. JEAN-MICHEL VA S'IMPROVISER " GUIDE OFFICIEL VAYRES-MODELO " !
C'EST PARTI ....

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui dans quel état ils ont découvert le début de la collection aéronautique dans ce grand hall du Cinquantenaire…Un sol en terre battue et quelques avions dispersés : un Spitfire, un Hurricane, un Hunter, un Meteor et quelques autres.

    
Historique

Il y a un peu plus de quarante six ans (en 1970), un petit groupe de volontaires passionnés d’aviation décide de créer une association pour permettre le développement d’une section « aviation » au sein du Musée Royal de l’Armée. Les deux « moteurs » de cette initiative proviennent de la Force Aérienne Belge : le Colonel Aviateur Mike Terlinden (1929-2002)

 et l’Adjudant d’Aviation Jean Booten (1923-2000) fondent le « Brussels Air Museum »  en créant l’association AELR. Le grand hall de la Section Air/Espace du Musée Royal de l’Armée est depuis et à jsute titre dédié à Mike Terlinden et les ateliers de restauration à Jean Booten.
    
 

En tout, à peine une quinzaine d’avions. Grâce à leur enthousiasme et aux efforts de l’équipe de bénévoles qui les ont suivis, en quelques années ils ont transformé et agrandi cette collection, avec l’appui de la Force Aérienne Belge. Ils ont développé avec le Musée Royal de l’Armée une collaboration qui a permis au fil des ans un accroissement exponentiel du nombre d’avions exposés ou stockés (actuellement plus de 150).

      
     

Il faut savoir que le Musée Royal de l’Armée dépend directement du Ministère de la Défense, et donc aussi des contraintes budgétaires. Le phénomène est loin d’être nouveau, même si les restrictions se font de plus en plus sentir en raison d’abord de la chute du mur de Berlin en 1989, et des « dividendes de la paix » avancés par les responsables des budgets, puis ces dernières années par la crise financière et économique. Ce sont notamment ces problèmes de restrictions budgétaires récurrentes qui ont abouti à la création d’un certain nombre d’asbl destinées d’une part à soutenir les travaux de restauration grâce à la participation de nombreux volontaires bénévoles, et d’autre part à rechercher et trouver de généreux donateurs pour financer certains projets. En effet, toute somme versée au Musée est d’office gérée par le Patrimoine National qui ne peut garantir son affectation même si le donataire avait l’intention de sponsoriser un projet bien précis.

 
    

 

Une structure séparée sous forme d’asbl permet également de faire appel à des « agents contractuels subventionnés » (ACS), alors que des engagements de ceux-ci par le Musée ne sont pas possibles. En échange des services rendus par l’asbl, le Musée Royal de l’Armée fournit gratuitement le matériel, l’eau, l’électricité, le nettoyage et surtout permet de disposer d’une infrastructure unique. Le Palais du Cinquantenaire, construit en 1881, est idéalement situé au centre de Bruxelles et facilement atteignable par transport public ou privé. S’il offre un cadre exceptionnel et prestigieux,  il souffre aussi de sa vétusté. De grands travaux ont été entamés en plusieurs phases et c’est ainsi que la façade sud vient d’être totalement refaite.
    

   


Une collection unique
Le Musée de l’Air de Bruxelles possède et gère  actuellement une collection de plus de cent cinquante avions. Ils ne peuvent pas tous être exposés et certains sont donc stockés tandis que d’autres font l’objet de chantiers de restauration. La plupart de ces restaurations sont l’œuvre de bénévoles qui consacrent une bonne part de leurs loisirs en mettant leurs compétences au service d’un chantier de remise en état.
    

Citons parmi les réalisations les plus récentes : le triplan Bataille, un des tous premiers avions d’origine belge, le biplan de de Caters, le Tipsy Trainer, le Douglas A-26. En cours actuellement, les chantiers des Tipsy Belfair, de Havilland DH-89a Dragon Rapide, Fieseler Storch, et DH-98 Mosquito devraient être terminés dans l’année. La restauration du très rare LVG C VI (un chasseur allemand de la première guerre mondiale) se poursuit. Le moteur est terminé mais il reste encore beaucoup de travail au niveau de la cellule et des ailes.Un autre exemplaire authentique et unique au monde de chasseur allemand de la grande guerre, l’Aviatik C1, a été confié  pour restauration à l’association « Memorial Flight » à Dugny (aéroport de Paris-Le Bourget), et on recherche un sponsor pour boucler le budget.Un autre chasseur allemand de cette époque, l’Halberstadt C V, fait l’objet d’un chantier de restauration initié par le Musée Royal de l’Armée.


    

Sur le plan historique, on trouve à la fois des avions de l’époque des pionniers des débuts de l’aviation, mais aussi quelques exemplaires uniques d’avions de combat de la première guerre mondiale, quelques appareils de l’entre-deux guerres, et une bonne représentation des matériels utilisés par les pilotes belges pendant le conflit de 1939-1945 (dont un très rare Fairey Battle, un Hawker Hurricane, et deux Supermarine Spitfire).
    
  
  

La section 1914-1918 présente une des expositions les plus complètes au monde d’appareils authentiques de cette époque, avec des avions des deux forces en présence :  Aviatik C 1, Bristol F.2B, Farman F.11A, Farman-Voisin, Hälberstadt C.V, Hanriot HD-1, Nieuport 23C, RAF R.E.8, Sopwith 1 ½ Strutter et Camel, Spad XIIIC.1 et Voisin LA5.

    
    

Bien que situé dans un musée militaire, la collection fait aussi la part belle aux réalisations civiles des constructeurs nationaux ainsi qu’à l’aviation générale et sportive. On peut aussi admirer des réalisations de notre industrie aéronautique nationale de l’entre-deux guerres telles que le Kreit & Lambrickx KL-2 ou le SABCA Poncelet Vivette, mais aussi plusieurs modèles de Tipsy, du S.2 au Nipper, et les machines récemment restaurées (Tipsy Trainer 1 et Belfair).
    

La Force Aérienne Belge est particulièrement bien représentée, avec un exemplaire de presque chaque type d’avion mis en service depuis sa création en 1946. La « Light Aviation » de la Force Terrestre est aussi bien présente( de l’Auster à l’Agusta A109). L’époque héroîque des premiers « jets » est illustrée par les Gloster Meteor, de Havilland Vampire, Dassault Ouragan, North American F-86 Sabre, Mig-15, Hawker Hunter, et suivie par les générations suivantes (F-84G, F-84F, RF-84F, T-33, CF-100 Canuck, Lockheed F-104G Starfighter, Mirage 5, jusqu'au F-16). Les avions de transport ne sont pas oubliés avec l’inévitable C-47, le bipoutre C-119G, le Percival Pembroke, mais aussi un Junkers 52 et, reposant en hauteur sur des pylones, la première Caravelle de la Sabena. Et les voilures tournantes utilisées en Belgique sont aussi de la partie : Alouette II, Bristol Sycamore, Sikorsky S-58, Agusta A-109, Westland Sea King.
    
Si la collection « avions » est la partie la plus connue, il faut aussi signaler l’existence de différentes autres sections, toutes aussi importantes pour la conservation de notre patrimoine aéronautique : une collection de moteurs, la reconstitution de l’atelier Renard, le stand Sabena récemment élargi aux autres compagnies aériennes belges, la section « aérostats »(avec notamment les premières capsules des ballons stratosphériques du CNRS développées par le Professeur Piccard).
    
La Belgique dispose d’un des plus beaux et plus complets musée de l’aviation d’Europe, situé dans un cadre exceptionnel et facilement accessible. La conservation de ce patrimoine et son amélioration dépendent en partie du support que les passionnés d’aviation peuvent lui apporter. Ce support peut prendre des formes diverses : participation en temps que volontaire bénévole à des projets de restauration ou au support administratif et de recherches, support financier allant de la simple cotisation au mécénat. L’AELR est ouverte à de nouvelles collaborations dans tous ces domaines et accueillera avec plaisir les nouveaux membres. La collaboration avec le Musée Royal de l’Armée est un atout qui, malgré les restrictions budgétaires et quelques problèmes de communication, permet de bénéficier de la gratuité d’un grand nombre de services et le soutien d’institutions publiques. L’AELR veillera à améliorer cette collaboration au travers d’un dialogue constructif, tenant compte des spécificités et des moyens de chacun.

     
     

               UNE VISITE QUI MÉRITE D'ÊTRE VECUE !!!

 

NOUS REMERCIONS POUR LEURS TEXTES ET PHOTOS :
Guy Viselé ( hangar flying )
P. MICHEL ( VAYRES MODELO )